Une étude publiée en 2023 dans la revue Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking (Vera Cruz, Aboujaoude, Rochat, Bianchi-Demichelli, Khazaal, DOI 10.1089/cyber.2022.0367) a interrogé 1 387 utilisateurs anglophones de Tinder. 65,3 % se déclaraient mariés ou en couple et 50,3 % seulement utilisaient l'application pour rencontrer quelqu'un hors ligne. Les autres motivations relevées sont le divertissement, la distraction, la recherche de confiance en soi ou la gestion d'émotions négatives. Les données sont déclaratives, l'échantillon n'est pas représentatif de la France et Tinder conteste ces résultats. Presentio, service de rencontre sérieuse pour les plus de 45 ans, rencontre chaque membre en personne avant publication du profil. Au 6 octobre 2026, l'Observatoire Presentio mesure un taux de réciprocité des conversations de 65,5 % sur 7 jours et 47 % sur 30 jours (donnée interne, sans comparaison avec d'autres plateformes).
Étude 2023 sur 1 387 utilisateurs de Tinder : 65,3 % déjà en couple, 50,3 % cherchent une vraie rencontre. Analyse, limites et réponse Presentio.
Beaucoup de célibataires de plus de 45 ans me racontent la même chose. Des échanges agréables, parfois pendant des semaines, puis plus rien. Ou un rendez-vous sans cesse repoussé. On finit par se demander si l'autre cherchait vraiment quelqu'un.
Le problème n'est pas toujours un faux profil ou un escroc. La personne existe, elle répond, ses photos sont les siennes. Elle n'est simplement pas disponible : déjà en couple, pas prête, ou là pour passer le temps.
C'est ce que j'appelle la question de la disponibilité réelle. Elle est rarement abordée, et pourtant elle use autant que les arnaques.
En juin 2023, la revue scientifique Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking a publié une étude menée par des chercheurs de France, de Suisse et de l'université Stanford (Germano Vera Cruz, Elias Aboujaoude, Lucien Rochat, Francesco Bianchi-Demichelli et Yasser Khazaal).
Ils ont interrogé 1 387 utilisateurs anglophones de Tinder sur leurs motivations, leurs rendez-vous, leur situation personnelle et leur satisfaction.
Deux chiffres ont fait le tour de la presse internationale :
Les chercheurs décrivent d'autres usages : se divertir, se distraire, se rassurer sur son pouvoir de séduction, ou fuir des émotions difficiles. Pour une partie des utilisateurs, l'application fonctionne comme un réseau social, avec les mêmes effets : beaucoup de temps passé, peu de satisfaction.
Le Pr Germano Vera Cruz, coautrice de l'étude, a parlé à ce sujet d'un « jeu de dupes » pour ceux qui cherchent sincèrement une relation.
Je préfère être précis, car ces chiffres sont souvent repris de travers.
1. Ce sont des réponses déclaratives. Personne n'a vérifié la situation réelle des participants. 2. L'échantillon n'est pas représentatif. Les participants étaient anglophones, recrutés par annonces en ligne. On ne peut pas transposer ces pourcentages à la France, ni aux sites destinés aux plus de 45 ans. 3. Tinder conteste les résultats. La société a déclaré à la presse américaine que ces chiffres ne reflétaient pas ses propres données. 4. Ce n'est pas une preuve d'infidélité massive. Être « en couple » couvre des situations variées. L'étude montre surtout qu'une application de rencontre grand public n'est pas utilisée que pour rencontrer.
Ces réserves ne retirent pas l'essentiel : sur une application ouverte à tous, rien ne garantit que la personne en face cherche la même chose que vous.
À 25 ans, un échange sans suite est une anecdote. À 55 ou 65 ans, après un divorce ou un veuvage, c'est autre chose. On a moins envie de perdre des mois. On a besoin de sincérité, et on encaisse moins bien les faux-semblants.
Les personnes que nous recevons parlent souvent de lassitude plus que de colère. Elles ne savent plus à qui faire confiance, alors elles arrêtent. Certaines se ferment pendant des années.
Il y a une différence entre un profil techniquement réel et une personne réellement disponible. Les outils numériques savent vérifier le premier point. Le second demande une conversation humaine.
Les grandes plateformes ont ajouté des badges, des selfies de contrôle, des vérifications par SMS. C'est utile contre les photos volées. Mais ces outils répondent à une seule question : cette personne existe-t-elle ?
Ils ne disent pas si elle est libre. Ni si elle compte un jour rencontrer quelqu'un. Nous avons détaillé ces différences dans notre comparatif des sites de rencontre classiques.
Chez Presentio, personne n'est publié s